La coupe Stanley en exclusivité québécoise à Sept-Îles in English
de CoteWeb, 25 juillet 1999

Guy Carbonneau reçoit un cadeau de la conseillère Louisette Doiron-Catto de la Ville de Sept-îles.
La population
de Sept-Îles a en effet été quelque peu privilégiée
en étant la seule au Québec à pouvoir accueillir
la coupe Stanley remis au gagnant des séries de fin de
saison de la Ligue Nationale de Hockey (LNH). Faut dire que Sept-Îles
est exceptionnellement bien représenter au sein de cette
prestigieuse ligue alignant les meilleurs hockeyeurs de la planète.
Sur une soixantaine de Québécois dans la LNH, trois
sont originaires de Sept-îles.
Cest à lancien capitaine du Canadien et vétéran des Stars de Dallas Guy Carbonneau que lon doit la visite de la coupe à Sept-Îles. Le trophée des champions de la LNH est arrivé à laéroport vers 9h30 samedi le 24 juillet. La petite cérémonie sur place en présence de toute la famille de M. Carbonneau, a pris la forme dun hommage au hockeyeur sept-îlien. Environ 150 personnes étaient regroupées à laéroport. La coupe a ensuite été déplacées au Club de golfe où les gens de la région pouvaient se faire photographier avec Guy Carbonneau devant la coupe Stanley.
LAssociation de hockey mineur de Sept-Îles et son porte-parole Normand Côte ont présenté Guy Carbonneau comme un homme dhonneur. "Il avait promis de nous amener la coupe à Sept-îles. Cest une première ici. Il a respecté son engagement," de dire M. Côté.
Dans une brève allocution, le joueur de hockey professionnel a expliqué que la LNH permettait depuis quatre ans à la coupe de voyager avec les joueurs de léquipe victorieuse. Cest à son père, malheureusement décédé depuis quelques semaines, quil avait promis damener la coupe. "Jai vraiment mes racines ici, même si jai quitté Sept-Îles à 15 ans. Jaime revenir à Sept-îles. Ma famille est ici. Je suis heureux de pouvoir faire profiter de ce succès à ma famille et aux gens ici qui suivent de près ma carrière," nous a déclaré Guy Carbonneau.
Ce dernier était aussi de passage dans la région pour un tournoi de golfe et pour louverture de lécole de hockey Carbonneau/Duchesne. Il a dit souhaité que les jeunes de la région prennent goût au hockey et que lécole aide au développement de dautres athlètes de la Côte-Nord en route vers la LNH. Guy Carbonneau a fait parti de trois formations gagnantes de la coupe Stanley au cours de sa longue et glorieuse carrière. Il a indiqué que les négociations étaient très avancées avec les Stars de Dallas pour un contrat dune autre année avec léquipe.
Les autres joueurs de hockey professionnel de Sept-Îles, Karl Dykhuis et Steve Duchesne font aussi escales dans leur ville natale cette semaine. Une cérémonie rendant hommage à Steve Duchesne qui a eu aussi une brillante carrière dans la LNH, est prévue mercredi alors quun parc de la rue Maltais sera baptisé en son nom.
Marie Desnoyers
a réalisé un rêve
par Daniel Fortin pour
Nord Est Plus, 29 Juillet 1999
Marie Desnoyers, âgée de 79 ans, résidente du Foyer daccueil lIntermède de Sept-Îles, a réalisé un grand rêve quand elle a rencontré Guy Carbonneau à son arrivée à laéroport de Sept-Îles, en plus du pouvoir toucher a la Coupe Stanley.
La septuagénaire est une fan du hockey depuis des décennies, mais jusquà samedi dernier, elle navait jamais pu parler à Guy Carbonneau et encore moins sapprocher de la Coupe Stanley.
Les plus jeune sont figés
Marie Desnoyers nétait pas la seule à être impressionnée par la visite de Guy Carbonneau, Steve Duchesne et Karl Dykhuis.
Lundi matin, à larena Conrad-Parent, a loccasion de la photo des stagiaires de lecole de hockey avec les hockeyeurs professionels, le plus jeunes etaient impressionnés mais heureux.
«Cest le vrai Carbonneau, cest le vrai Steve», sécriaient les jeunes tout énervés après être passé devant la caméra.
Plusieurs avaient même peine à sourire pour la photo souvenir, figés de voir leur idole.
Sept-Îles reconnaît
enfin son héros
par Daniel Fortin pour
Nord Est Plus, 29 Juillet 1999
Guy Carbonneau joue au hockey professionnel depuis deux décennies, il possède trois Coupe Stanley, il a toujours largement gagné son argent sur la glace, mais cétait la première fois, samedi dernier, à laéroport, que lon sentait les Septiliens si près de lui.
Ils étaient 200 vrais fans à lattendre impatiemment à lintérieur de laérogare dès 8h30 le matin malgré une journée ensoleilée et qui ont voulu voir le hockeyeur de plus près lorsquil a fait son arrivée dans la voiture familiale vers 9h15.
Les Septiliens ont fait les choses avec beaucoup de classe, même avec la participation détrangers.
«Je ne lai jamais vu de si près», disait un touriste de passage à Sept-Îles, mais qui avait fait un détour vers laéroport pour voir Carbo et la Coupe Stanley.
Visite au cimetière
Guy Carbonneau, qui dédiait sa troisième Coupe Stanley à son père Charles-Aimé Carbonneau récemment décédé, aura tenu sa promesse jusquau bout.
En compagnie des membres de sa famille, samedi soir, le groupe sest rendu au cimetière de Sept-Îles, afin de montrer la Coupe au défunt, dans une cérémonie strictement familiale, où toute prise de photo était interdite.
La Journée Guy Carbonneau nétait pas propice aux grandes déclarations.
Après avoir remercié la population pour laccueil quelle lui avait réservé, le hockeyeur a avoué quil aimerait jouer sa dernière saison à Dallas, malgré que la direction de léquipe ne lait pas inscrit sure tl list des joueurs protégés. Son agent daffaire négocie pour un retour la prochaine saison.
De la nervosité dans lair
Il faut rendre hommage à la direction de lécole de hockey Carboneau-Duchênes pour lorganisation et le succès de la journée Guy Carbonneau.
«Ça ménerve. Jai hâte à dimanche matin lorsque tout sera terminé», declarait Normand Côté, 24 heures avant larrivée de la Coupe Stanley.
"Nous voulons faire un gros show, sans exagérer ni ne pas en donner suffisamment», dit-il. Le comité peut dire mission accomplie.
Le succès sest poursuivi au Club de golf de Sept-Îles dans laprès-midi de samedi, où pendant trois heures, des fans se sont fait photographier avec la Coupe Stanley.
Certains ont même dû rebrousser chemin tellement laccès au chalet était difficile en raison de lachalandage.
[merci à Steve Geronazzo pour les articles de Nord Est Plus!]