Carbo: «J'ai besoin d'une période d'adaptation»

par Pierre Ladouceur pour La Presse, 16/1/06


Guy Carbonneau a quitté Dallas hier matin pour revenir avec l'équipe de ses premières amours, le Canadien, lui qui avait été repêché en troisième ronde, 44e joueur sélectionné, lors de la séance de juin 1979.

En prenant l'avion pour Montréal, seuls son épouse, ses deux filles, Bob Gainey et Doug Armstrong, son ancien patron, savaient qu'il allait réaliser son rêve de diriger cette équipe pour laquelle il a joué pendant 12 ans.

Pour les autres, même son grand ami Darius Laflamme, Carbo s'amenait afin de jouer un match en soirée à North Bay avec les Légendes du hockey. C'est finalement Rod Langway qui l'a remplacé au pied levé. « Les discussions ont commencé la semaine dernière. Puis, on s'est rencontrés à Denver où j'ai eu la chance de voir l'équipe à l'oeuvre. L'entente s'est finalement conclue jeudi matin », a raconté Carbonneau, 45 ans.

« Je vais être entraîneur associé jusqu'à la fin de la saison, mais j'ai signé un contrat afin d'être entraîneur-chef la saison prochaine. Je ne veux pas dévoiler la durée de l'entente. Disons que c'est pour plus d'un an et moins de 10 ans », a-t-il lancé à la blague.

Carbonneau n'a jamais dirigé une équipe de la LNH, mais il s'amène avec une feuille de route intéressante, lui qui a été l'adjoint de Michel Therrien de novembre 2000 jusqu'à la fin de la saison 2002. Ce vétéran de 18 saisons dans la LNH a également été l'adjoint du directeur général des Stars de Dallas au cours des trois dernières saisons.

« Après trois ans de travail dans une fonction différente, cela était important que je puisse prendre le temps de connaître l'équipe (Le Canadien). J'ai besoin d'une période d'adaptation pour me mettre les pieds en place », a noté Carbo qui pourra donc profiter de son rôle d'entraîneur associé pour évaluer ses joueurs.

« Pour diriger une équipe, il faut apprendre à connaître ses joueurs et savoir ce qu'ils peuvent apporter. Il faut connaître ses forces et faiblesses pour pouvoir établir un plan d'action. Le hockey ne change pas tellement, mais les éléments en place changent. Or, la première chose que je veux rétablir, c'est la confiance. J'ai remarqué que plusieurs joueurs manquaient de confiance.»

« Par ailleurs, lors d'une longue saison, il faut briser la routine. Les entraîneurs ont tous leur manière de travailler, mais il faut surtout garder l'intérêt des joueurs lors des pratiques. De plus, il faut être franc avec les joueurs. Il faut leur dire la vérité.»

« Finalement j'ai appris une chose de Jacques Demers, c'est que l'esprit de famille est important au sein de l'équipe », a conclu celui qui se décrit comme un passionné du hockey.

Inévitablement cette passion devait l'amener derrière le banc du Canadien!


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