Série 4:  New Jersey«Si Carbonneau ne peut pas les arrêter, il mourra en essayant.» -Jennifer Floyd, Forth Worth Star-Telegram



Une autre personnalité du passé de Carbo est apparue dans la ronde finale des séries de la coupe Stanley 2000: Larry Robinson, l'entraîneur des Devils du New Jersey. Les deux furent coéquipiés à Montréal et ont gagné une coupe ensemble en 1986. Le vieux Robinson s'est retiré il y a déjà un bon moment, mais non sans avoir accomplit un petit exploit de longétivité; il était lors de sa retraite en troisième position en carrière au niveau des parties jouées en séries éliminatoires avec 227.

La soirée du quatrième match, il n'y avait qu'un seul homme dans tout le Reunion Arena avec plus d'expérience en séries éliminatoires que Robinson. C'était le 229e match de Carbonneau en séries.

Ce fut une partie qui allait tourner sur un dix cents. Les Stars ont tenu le fort difficilement pendant deux périodes, luttant pour créer l'égalité dans la série, protégeant leur maigre avance de 1-0 que leur avait donné Nieuwendyk en marquant un but. Mais l'avènement de la troisième période amena également la dévastation des espoir des Stars de remporter le match alors que les Devils marquèrent trois buts rapides. Guy devait être très consterné; il avait dernièrement reçu la mission de se concentrer sur la première ligne des Devils, en espérant que les recrues allaient être obligées de faire ce que les vétérans étaient dans l'impossibilité de faire.

La cinquième partie se joua à New Jersey. Le défi des Stars était de gagner trois parties consécutives, dont deux à l'aréna des Devils. Mais pour ce seul et unique match, ils ne se battaient que pour un seul but: le droit de jouer un sixième match. Le prix que plusieurs espéraient n'étaient plus nécessairement la majestueuse coupe Stanley mais seulement une autre partie à domicile, spécialement pour ceux de nous qui ont un joueur préféré qui pourrait ne plus jamais jouer à domicile.

Shooting«Nous avons à décider si nous désirons réellement aller jusqu'au bout et puis revenir dans la série», a dit Carbonneau. «C'est la première décision que vous avez à faire dans pareille situation. Si vous êtes juste pour essayer et vous présenter le jeudi et espérer, alors vous pourrez très bien y rester. Je crois que nous avons toujours été forts émotionnellement et nous avons joué avec passion lorsque nous avions des problèmes; en ce moment, nous avons de gros problèmes. Nous n'allons pas laisser tomber.»

Pour rendre l'enjeu encore plus intéressant, la presse reporta que Carbonneau avait blessé son genou et qu'il ne pourrait peut-être pas jouer beaucoup plus longtemps. Pour quelques raisons cette nouvelle ne m'a pas perturbée. Ça ne semblait pas être la saison dans laquelle Carbo allait se retirer pour des blessures.

Certainement, il était présent pour participer à cette partie qui allait faire partie de l'histoire; une lutte féroce, belle qui demeura vierge au niveau du pointage jusqu'à la sixième période de jeu. En fait, Guy était plus que simplement présent; l'unité de désavantage numérique n'accorda qu'un seul lancer en deux occasions, alors qu'ils en réussirent un sur les Devils dans le troisième tout en les blanchissant. En dépit de son poignet à demi-fracturé, ce genou en mauvais état et le tendon dans sa main qui fut tordu dans la ronde précédente, Carbonneau joua un match remarquable jusqu'à la toute fin, alors que Mike Modano donna la victoire à son équipe dans le plus long match sans but de l'histoire des finales. Cette nuit là et le lendemain, nombre de personnes ont commenté ce match en le qualifiant de la meilleure partie de hockey qu'ils n'avaient jamais vu... La 230 e partie en séries éliminatoires de Carbo.

Ils ne lâchèrent pas. Ils étaient toujours au jeu. Du moins, pour une partie supplémentaire.

La sixième partie ne fut pas non plus une partie de lâcheurs. Elle se rendit jusqu'en deuxième prolongation, mais cette nuit-là. Ce fut Jason Arnott qui compta le but qui allait donner la coupe Stanley aux Devils. Ce fut une fin juste et équitable des séries, même si plusieurs auraient voulu voir Eddie Belfour remporter le trophée Conn Smythe décerné au joueur le plus utile à son équipe en séries éliminatoires, car sans lui la saison aurait été beaucoup plus courte et le record de Larry Robinson n'aurait jamais été battu. Lorsque le gardien attristé patina vers le banc, toute la gratitude de ses coéquipiers fut exprimée par Guy Carbonneau qui passa son bras autour du cou d'Eddie et embrassa le dessus du masque de ce dernier.

Les quelques derniers moments de Carbo sur la glace furent passés à féliciter Claude Lemieux des Devils, lui qui fut également membre de l'édition 1986 des Canadiens qui gagnèrent la coupe Stanley, ainsi que l'entraîneur Robinson. Alors que Guy serrait les mains des hommes avec qui il a partagé sa première bague de la coupe Stanley, la foule de Dallas a peut-être senti qu'une époque se terminait.

Les spectateurs se sont mis à scander.

Lorsque Carbo était un jeune homme, il a joué aux côtés du légendaire Guy Lafleur. Le prénom de Lafleur était fréquemment scandé par les spectateurs à Montréal- «Guy! Guy! Guy!»- alors qu'il les impressionnait avec des prouesses offensives. Quelques années plus tard, alors que Lafleur a quitté les Canadiens, le joueur défensif Carbonneau fut étonné d'entendre son nom scandé en son honneur.

Beaucoup plus tard, il fut tout aussi étonné d'entendre cela dans la ville de Dallas. Actuellement, aucune partie à domicile ne se joue sans qu'on entende son nom scandé.

À la fin de la soirée alors que les Stars ont définitivement perdu la coupe Stanley, la foule scanda: «Guy! Guy! Guy!». Alors qu'il patinait vers l'extérieur de la patinoire, Carbonneau les salua d'un signe de la main.

Le Sher-Wood de Guy doit absolument être chanceux, car j'ai obtenu mon souhait: 23 baisers pour 23 parties, le plus qu'il a joué dans une seule année en 17 apparitions en séries éliminatoires.

Avec 231 parties au total, Guy Carbonneau ne lui manque que cinq parties pour être le premier de tous les temps.

Et, jusqu'à preuve du contraire, toujours en jeu.



Deuxième photo par Brad Amodeo


Voir aussi:

Carbo feeling pain (courtoisie de The Montreal Gazette)
Carbonneau too experienced too worry (courtoisie de nhl.com)
Confidence guides Stars' Carbonneau (courtoisie de The Dallas Morning News)
Carbonneau's line has Devil of chance (courtoisie de The Fort Worth Star-Telegram)
Carbonneau's decision (courtoisie de The Fort Worth Star-Telegram)

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Cette page fut traduite par Louis Préfontaine.