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DERRIÈRE LE BANC!!!

Affiché le 20 novembre, 2000

I
l disait tant de fois qu’il ne voulait pas d’être entraîneur, et ouais, nous pourrions comprendre que les heures seraient dures, les voyages seraient fatigants...

Mais vous vous demandez toujours si Guy Carbonneau pourrait résister de revenir sur la glace pour longtemps, n’est-ce pas?

Le lundi, 20 novembre, les Canadiens de Montréal a annoncé un remaniement de l’organisation, qui a inclus de faire Carbo leur nouvel entraîneur adjoint.

Guy a dit, en commentant qu’il n’avait pas voulu d’être loin de la glace après sa retraite: «Là, je suis pas mal proche! J’ai arrêté de jouer parce que je ne voulais plus voyager autant et demeurer près de ma famille. Je l’aurai fait pendant trois mois.»

Personne ne pourrait avoir prévu qu’une occasion de ce type se produirait si tôt après la retraite de Carbonneau. Mais cet homme qui vivait près de ses patins pour presque sa vie entière, qui ne sait qu’aucune autre passion tout à fait comme celle qu’il ressent pour le hockey, il était sûr d’avoir bien envie de la glace tout en étant attaché à un bureau. Quand j’avais l’habitude de l’observer sur le banc pendant des parties, en criant les conseils et l’encouragement à ses coéquipeurs, en parlant de stratégies avec n’importe qui qui était pres de lui, je me demandais, comment pourra-il réussir sans ces exutoires?*

Carbonneau semblait à moi d’être né pour entraîner. Et certainement je ne suis pas la première de le dire.

Un jour pendant la saison passée, j’ai lu dans un journal du Texas que Guy ne veut pas être entraîneur après qu’il se soit retiré. Je pense que j’ai versé autant de larmes cette journée que celle quand j’ai appris sa retraite. Il m’affligeait tellement de penser que le hockey ne serait jamais béni par les cadeaux que Carbo possède à cet égard.

C’était le passé, c’est le présent. Maintenant il a sa chance de l’essayer.

Le travail ne sera aucun "lit de roses." Le Canadien est en dernière place, affligé par des blessures, humilié et démoralisé. L’expression "d’aller nulle part mais vers là haut" vient à l’esprit, n’est-ce pas?

Mais voilà l’espoir, et je ne suis pas la seule qui trouve l’espoir simplement dans ce nom, Carbonneau. Faites juste demander à n’importe qui au Québec.

Un dernier mot personnel sur cette situation qui me fait danser avec joie: Je projette de prendre mes vacances à Montréal une semaine après la fin de la saison régulière. Hier, je n’ai pas eu beaucoup d’espoir de voir une partie des séries éliminatoires pendant ma visite. Mais maintenant, je pense qu’il est possible que j’acheterai un billet au Centre Molson après tout.

 

* Voir également Carbonneau au niveau de glace (maintenant en français)



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