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C'est toujours plus foncé avant l'aube

En anglais nous avons un proverbe: "C'est toujours plus foncé avant l'aube." Ce qui veut dire, quand les choses apparaissent le plus mal, c'est le temps quand quelque chose de bonne arrivera dans un moment. Je peux vous dire que c'est vrai, et vous pouvez être sûr que je ne l'oublierai jamais.

Le 5 mars 2000, pendant que j'observais les Stars jouer contre les Red Wings sur ESPN, j'anticipais ardemment ma visite annuelle à Dallas, seulement 17 jours à attendre. À mi-chemin en deuxième période, Guy Carbonneau a patiné hors du champ de la caméra, et quelque part loin du champ de la caméra, son gant s'est coincé dans le chandail de Kirk Maltby. L'accroc du chandail a fracturé le poignet de Carbo et aussi mon rêve de le voir jouer à Dallas. J'ai lutté avec désespoir, me demandant si je pourrais ne jamais le voir jouer encore avec mes propres yeux. (Voir également Reflections on Carbo's Injury.)

Si seulement un certain ange gardien pourrait avoir chuchoté dans mon oreille, "Hé Diane, il y a quelque chose que tu devrais savoir. As-tu vu ce bâton que Guy utilisait durant la partie? En trois semaines ce Sher-Wood sera accroché dans ta cuisine."

C'est toujours plus foncé avant l'aube. Il faut se rappeler de celà.

Les premières faible lueurs du matin ont teinté mon coeur deux semaines plus tard. Les rapports étaient que le poignet récupérait bien. Et oui, Guy a fait une convalescence fantastique et il a été autorisé pour recommencer à jouer, juste à temps pour nos vacances. C'était un miracle, j'étais folle de joie, je pourrai le voir à la pratique aussi bien que deux parties!

Mais pendant que nous décollions pour Dallas, j'ai eu un nouveau problème. Y avait-il un moyen que je pourrais lui parler, pendant cette visite qui pourrait être ma dernière? J'ai pris à la pratique de jeudi mes deux chandails portés par Carbo, tout en espérant l'intervention divine.

Ce que nous avons trouvé étaient que la galerie de visionnement était fermée ce jour. Encore la mauvaise chance! Mais la lumière de l'est a continué à s'accroître, et l'intervention divine est apparue sous forme de l' Assistant du Directeur Gérant, Doug Armstrong, qui nous a pris en pitié et nous a permis d'observer la pratique du niveau plus bas. Quelle grande sensation! Une pleine pratique, complète avec le jeu simulé, par les champions de la Coupe Stanley, visualisés du niveau de glace. Et volant parmi eux était l'homme au sujet dont j'avais écrit des milliers de mots sans dire une seule syllabe à son visage.

C'était glorieux, et ma tête tournoyait avec joie comme elle fait toujours après l'observation d'une pratique des Stars, mais quoi d'autre? Nous nous sommes attardés au Stars Stuff Store, un peu sans but, quand qui devrait apparaître comme un autre ange visitant: le descripteur des Stars, Ralph Strangis. Nous avons engagé une conversation avec une de nos personalités préférées, et finalement j'avais le courage de lui dire de ma situation difficile. Il a nous recommandé d'attendre dehors où les joueurs sont partis dans des leurs voitures. C'était un plan...

Mais quand nous sommes sortis à l'entrée, nous avons remarqué qu'il pleuvait à sciaux. Toujours, comme je dois répéter, c'est plus foncé avant l'aube.

Ralph nous a trouvés, déroutés et désespérés, et il dit qu'il fallait qu'il avait à retourner au vestiaire. Il dirait à Guy que j'étais là. Ralph est revenu quelques minutes plus tard avec des instructions de Carbo d'attendre dans l'entrée, et il viendrait. Et quelques minutes plus tard, la porte s'est ouverte encore.

C'était le plus joli lever de soleil que j'ai jamais vu.

Vous pourriez penser que j'avais imaginé souvent ce scénario, dans le détail resplendissant, et vous auriez raison. Vous pourriez penser que j'ai rêvé d'avoir quelques photos de moi, en parlant avec Guy Carbonneau au sujet de ses chandails, encore correct. Vous pourriez penser je l'ai imaginé souriant, étant gentil, prenant tout le temps au monde de parler avec moi, me faisant croire qu'il a été satisfait de son site web et enchanté de me rencontrer enfin, et naturellement vous avez encore raison. Vous pourriez penser que certainement je m'étais préparé pour le désappointement et qu'il était impossible que ce rendez-vous pourrait se montrer à la hauteur de mes espérances.

Vous avez fait une grande erreur là, mes amis!

C'est Guy Carbonneau, et naturellement, il était mieux que mes espérances. Tout ça s'est produit, et plus. Et alors il m'a demandé de revenir pour qu'il pourrait me donner ce Sher-Wood. Comme si il voulait me donner quelque chose d'autre.

Durant notre visite à Dallas j'ai vu trois pratiques glorieuses, deux parties impressionnantes de hockey, et j'ai parlé avec Guy à quatre occasions. Durant notre visite à Dallas j'ai mis completement derrière moi mes craintes de ne jamais rencontrer ce grand homme, et les remplacer avec la conviction que ça ne sera pas la dernière fois. J'ai quitté Dallas avec le Sher-Wood de Carbonneau avec l'aide de UPS qui l'a expédié jusqu'à mon mur de cuisine. J'ai quitté Dallas également avec le cadeau semblable qu'il m' a donné: le sentiment que j'avais fait réellement quelque chose pour le rembourser de tout ce qu'il signifie pour moi. Que Dieu vous bénisse, Guy.

Souvenez vous de cette leçon, mes amis; c'est toujours plus foncé avant l'aube.

Quant à moi, je me sens comme le soleil ne va jamais se coucher.

Photos par Brad Amodeo
Merci encore pour l'assistance de Pierre Chastenais!

 

Voir également:

Notes from an Underground Fan (par mon amie Martha Trueheart, 29/3/00)
330 Jours Plus Tard: La Réunion à Kanata (22/2/01)


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