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La Saison 6: 1981-82 |
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Ne pas craindre de monter
plus haut... En fait, dans lesprit de Carbonneau être
le meilleur était la clef. Son emploi dété
en Nouvelle-Écosse consistait à peindre des poutres
sur de hauts édifices en construction et il navait
aucun problème avec le vertige.
Entre temps, quelques uns au camp dentraînement des
Canadiens trouvaient lattitude de Guy un peu hautaine et
rude sur la glace. Carbonneau raconta plus tard, «Jai
pensé quils me jugeaient un peu vite.» Il clarifia
alors sa pensée, ajoutant que la confiance sur la glace
est gage de la réussite. Alors quil est une personne
humble et discrète en dehors de larène, Carbo
a toujours possédé une énorme confiance en
lui-même lorsquune partie se joue. Joint à
un désir féroce dexceller, cette attitude
peut parfois être interprétée négativement,
mais cest cet état desprit qui lui a toujours
permis de vaincre.
Carbo retourna
alors à Halifax pour une seconde année; sans doute
quil espérait une course à la victoire similaire
à la sienne pour léquipe. Son espoir ne resta
pas vain, car léquipe avait un nouvel entraîneur,
John Brophy, une homme reconnu comme étant un motivateur
demandant une totale dévolution de la part de ses joueurs.
Léquipe avait moins de talent que lannée
précédente, mais beaucoup plus denthousiasme,
ce qui a été félicité par une augmentation
de lintérêt du public pour les parties, ce
qui peut aussi être crédité à Brophy.
Loffensive de léquipe, la meilleure de la ligue,
fut contrebalancée par une défense poreuse. Les
Voyageurs terminèrent donc la saison avec autant de victoires
que de défaites.
Ceux-ci furent récompensés de leur travail en battant
les Mariners du Maine dans la première ronde des séries
éliminatoires. Malheureusement, leurs adversaires qui suivaient
furent les Hawks du Nouveau-Brunswick, une équipe fabuleuse
pleine de talent. Les Voyageurs combattirent vaillamment, gagnant
une partie et en perdant deux en prolongation avant de succomber.
Les Hawks furent les champions cette année-là.
Carbonneau
eut une saison de 94 points, le plus haut total des Voyageurs
et le quatrième de la LHA. Cette année de travail
acharné fut récompensée par un contrat avec
les Canadiens.
Lentière signification de lévénement
ne fut pas perdue de vue par le jeune homme, qui, plus tard, sen
souvint dans ce mots: «Lorsquune organisation professionnelle
te fait une offre, et par surcroît celle du Canadien, cela
veut dire quon te reconnaît de façon tangible,
un potential certain pour évoluer chez les professionnels.
Jai vécu, par le fait même, une sensation de
satisfaction assez particulière lors de la signature de
mon premier contrat professionnel. Cependant, il naurai
pas fallue que je considère trop longtemps les chiffres
impliqués au niveau de loffre car je sentais quun
affreux mal de tête allait maccabler.»
Et cela allait marquer la fin de lhumble périple
de Carbonneau dans les maritimes. Il samena pour Montréal
en permanence, où il allait vivre des hauts qui auraient
pu écraser les poutres quil a peint pendant lété
en Nouvelle-Écosse. Malgré tout, Carbo laissa derrière
lui des souvenirs merveilleux pour ses fans de la Nouvelle-Écosse.
Ci-dessous est un message posté par un certain «G-man»
le 18 mars 1999, dans un forum sur le site des Canadiens, en réponse
à un message soulignant le trente-neuvième anniversaire
de Guy:
«39? Wow! Je me souviens de lui alors quil jouait
ici à Halifax avec les Voyageurs autour de 1981 ou 1982.
À ce moment, il était une réelle menace offensive
(94 points en une saison), pas tellement le spécialiste
de la défensive quil allait devenir dans la LNH.
Il vivait dans un appartment un peu plus haut sur la même
rue que moi. Étant le petit garçon effronté
de onze ans que jétais, jai frappé à
sa porte un certain jour et lui ait demandé un bâton.
Il est toujours accroché à mon mur aujourdhui.»
Ressources:
"Who is Guy Carbonneau?", by Glenn Cole, Goal,
février1987
Les Canadiens, mars-avril
87
Les Canadiens, oct-nov 88
Kent, Jeffrey W., Here Come the Vees, Nimbus Publishing,
1997
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