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La Saison 7: 1982-83 |
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Le numéro 21 fut
le sien encore une fois et avec celui-ci de grands patins à
remplir. Lancien propriétaire du numéro 21,
Doug Jarvis, fut le joueur de centre à vocation défensive
des Canadiens pendant sept ans. Durant la saison morte, il fut
échangé à Washington, un geste qui a fâché
plusieurs de ses admirateurs. À la troisième partie
de la saison, le nouveau numéro vingt-et-un était
dans la partie, prêt à prouver quil avait appris
à bien jouer défensivement comme son prédécesseur
qui était si talentueux. (Ironiquement, treize ans plus
tard Carbonneau allait rejoindre Jarvis, alors assistant-entraîneur,
dans lorganisation des Stars.)
Ajoutant de la pression au défi fut la présence des nouveaux coéquipiers de Guy et lhéritage de léquipe de Montréal. «Quand je suis arrivé», dit Carbonneau par la suite, «jétais assis avec Guy Lafleur dun côté et Bob Gainey et Larry Robinson sur lautre. Jétais joliment nerveux dans les premiers jours. Cela prend un moment pour prendre un peu de confiance en soi et dêtre capable de faire ce que tu as à faire sur la glace pour prouver à tous que tu peux jouer.» Guy fut inspiré par la tradition qui la précédé. «Simplement dêtre en mesure de sasseoir et de parler à Maurice et Henri Richard, Jean Béliveau, Toe Blake... Lorsque tu es un jeune homme, cela veut dire beaucoup», raconta Carbonneau. «Lorsquils racontent une histoire, cela vient du coeur. Ces hommes ont joué pour le plaisir de la partie.»
Carbonneau avait à mériter sa propre gloire pour le numéro 21 et il était déterminé à le faire. Cependant, un obstacle se dressa immédiatement: le peu de temps de glace. Lui et lentraîneur Bob Berry ne sentendaient pas bien et Guy, en tant que centre de la quatrième ligne, navait pas souvent lopportunité de mettre à profit son talent. Guy expliqua: «Ils jouaient le plus souvent à trois trios en ce temps-là, alors jétais toujours sur le banc. Un jour, quelquun se blessa et jessaya le désavantage numérique. Alors, il décidèrent de me faire jouer avec Gainey contre les meilleurs joueurs adverses.»
En tant que joueur sur
lunité de désavantage numérique, Carbonneau
était impressionnant. Bob Gainey se souvient des permières
années de Carbo en ces termes: «Les habiletés
de Guy ont eu un certain poids dans le fait quil formait
un attaquant à vocation défensive et non pas un
simple créateur de jeux offensifs... Il comprenait comment
vérifier les angles et comment suivre un autre joueur pas
à pas, comment occuper son espace. Ce rôle lui fut
donné et lorsque jétais là, nous jouions
ensemble. Nous avons été jumelés durant cinq
ou six ans.» Guy ajouta: «Je crois, dans un sens,
que jessayais de prendre le meilleur de tout le monde et
de lintégrer dans mon jeu. Bob était le meilleur
attaquant défensif, alors jappris beaucoup de lui.»
Même si Carbonneau ressentait une certaine forme de crainte
et de respect à propos des légendes du hockey à
ses côtés, sur la glace il navait peur de personne.
Lauteure de ces lignes eut le privilège dacquérir
une cassette vidéo dune partie alors que Guy nétait
dans la LNH que depuis deux mois; dans ce match le joueur de centre
de vingt-deux ans affrontait les Oilers dEdmonton. Assez
tôt dans la partie, Wayne Gretzky a fait quelque chose doffensant,
ce qui lui mérita les foudres de Carbo. Il est difficile
de lire sur les lèvres sur une vidéocassette âgée
de dix-sept ans, mais alors que le juge de ligne lui montrait
le chemin vers le banc des pénalités, sa furie nétait
certe pas influencée par aucun respect excessif à
légard de La Merveille. Guy plus tard eut loccasion
de prendre sa revanche plus dune fois dans les séries
éliminatoires.
En dépit de son utilisation limitée, Carbonneau compta 18 buts et récolta 29 assistances dans sa première année et il égalera par ailleurs le record de la ligue nationale pour les recrues en ce qui a trait au plus grand nombre de buts comptés en désavantage numérique avec cinq. Cétait un départ remarquable, et il ne sagissait que dun début...
Avec tous les défis de sa nouvelle position dans la vie, Carbo allait prospérer sous la pression de ses coéquipiers, des fans connaisseurs de Montréal et des médias de la ville. Il nallait pas seulement faire partie des Glorieux, mais allait en être un des meneurs. Il y avait quelque chose dans sa personnalité, dans la façon quil a été élevé, qui faisait de lui un élément indispendable des Canadiens. Sa femme racontait, plus tard: «Jai réalisé lorsque je lai rencontré pour la première fois quil était un meneur, quil avait les qualité dun chef. Il a toujours agit comme un capitaine. Il a toujours eu le rôle même lorsquil était très jeune. Cest sa nature.» La demande de lhonneur et du travail qui formaient la légende et le leitmotiv du club étaient la bienvenue chez Carbonneau. Il comprenait la patience, la discipline, le travail rigoureux, la concentration, le désir insatiable de la victoire. Il nétait pas seulement là pour accomplir une tâche définie que léquipe lui demandait, mais il possédait en lui le caractèe qui amènerait lhonneur à ce si précieux chandail.
Avant de sêtre
complètement habitué au chandail numéro 21,
Guy avait déjà rendu hommage à son nouveau
numéro.
Voyez
aussi: 1983: Carbonneau on Habs Snit List
(de notre section «les faits obscurs»)
Ressources:
1995-96 Official Game Program, The Dallas Stars
Hockey
Over Time
web site (Joe Pelletier et Patrick Houda)
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