Retro Carbonneau

 La Saison 17: 1992-93  



La saison régulière de 1992-93 n’alla pas pour le mieux pour Carbonneau. Poursuivi par les blessures, il termina cette saison avec son plus bas pointage (à ce jour) dans la LNH pour les buts, les assistances et les points. Il y avait des rumeurs d’échange. Personne ne se doutait de ce qui allait se produire dans l’après-saison.

Les Canadiens avancèrent vers la finale de la coupe Stanley. Le jeu inspirant de Guy, particulièrement contre Wayne Gretzky, a été d’une importance capitale dans la conquête de la coupe Stanley de 1993.

Laissons Bob McKenzie nous en parler...


La puissance de Carbo mène
Montréal vers la coupe

par Bob McKenzie
The Hockey News, 30 juin 1993

C’était le 17 février, Guy Carbonneau était au forum de Montréal, surtout pour regarder.

Il regardait les Bruins de Boston dans leur entraînement quotidien. Il regardait également l’assistant-entraîneur Tom McVie qui aidait Cam Neely dans sa réhabilitation rigoureuse.

Et peut-être regardait-il sa propre illustre carrière dans la LNH défiler devant ses yeux?

«Oh non,» dit-il calmement, mais fermement en ce jour de neige et de froid à Montréal. «Je serai retour. Je ne sais pas quand, mais je serai de retour.»

Beaucoup de personnes avaient des doutes.

Mais le capitaine des Canadiens respecta sa promesse. Tellement bien, en fait, que les Canadiens firent leur petit bonhomme de chemin vers leur 24e coupe Stanley, cette fois-ci contre les Kings de Los Angeles, en cinq parties.

Quand tout fut terminé, plus personne ne parlait de Carbonneau dans les mêmes termes qu’en ce matin de février. Après la conquête de la coupe, la tendinite dans son genoux gauche [note de l’éditeur: celle-ci l’a tenu à l’écart du jeu pour 15 matchs, le plus grand nombre de matchs manqués à cause d’une blessure] ne fut même pas mentionnée. Personne n’osa suggérer que le joueur de 33 ans était sur la pente descendante ou qu’il ne méritait pas son salaire annuel de 725 000 $.

Le trophée Conn Smyth alla à Patrick Roy en 1993, et ce fut bien mérité, mais est-ce que les Canadiens auraient ou vaincre les Kings sans la renaissance d’un des meilleurs joueurs du hockey?

En un mot, non.

Il y a aussi ceux qui suggère que les la finale de 1993 a manqué de suspense.

Pas de chance.

C’était le jour après le match numéro un alors que Carbonneau se leva, demanda plus de responsabilités, les obtenues et s’en servies à merveille.

«Je veux jouer davantage [contre Wayne Gretzky],» dit-il. «Je vais en parler à l’entraîneur Jacques Demers. C’est ma vie.»

Carbonneau a gagné trois fois le trophée Selke en tant que meilleur attaquant défensif. Il a fait sa place dans la ligue pour ses qualités et ce qu’il peut faire avec la rondelle. Après que Gretzky eut imposé sa loi dans la première partie, avec, la plus part du temps, Kirk Muller aux trousses, le capitaine du Canadien reconnût que quelques chose avait à être fait.

Et il fut l’homme qui devait le faire. Du moins, essayer.

«Guy Carbonneau me démontra quelque chose,» a dit Demers, qui a écouté sagement les plans du capitaine lorsque celui-ci les proposa avant la deuxième partie. «Il s’agit d’un genre de meneur très spécial. Il n’y a pas beaucoup de joueurs qui auraient été capables de faire cela. Mais Guy l’a fait et il le fit merveilleusement.

Carbonneau n’a pas totalement laissé Gretzky sur le carreau, mais il n’y a aucun doute que lui et ses coéquipiers de ligne Benoît Brunet et Ed Ronan ont effectivement limité le cataclyseur offensif des Kings.

Carbonneau n’a pas essayé d’être l’ombre de Gretzky à la Esa Tikkanen ou Kelly Buchberger. Il a joué directement, sans hésitation, opposant sa ligne à celle de Gretzky, créant même à l’occasion des jeux offensifs.

Carbonneau eut de l’aide. Les Canadiens ont décidé après le premier match que Gretzky devait être frappé et frappé encore pour le déconcentré et le rendre moins efficace en temps que créateur de jeux.

Le résultat fut que la ligne de Carbonneau passa au moins autant de temps dans le fond de la zone des Kings que Gretzky dans la zone des Canadiens.

Avec Carbonneau se concentrant presqu’exclusivement sur Gretzky, la meilleure ligne offensive des Canadiens, avec Kirk Muller, Brian Bellows et John LeClair, était libre de travailler à l’offensive.

L’impact de la confrontation Carbonneau-Gretzky fut ressenti encore plus vivement parce que l’entraîneur des Kings, Barry Melrose, inexplicablement, n’a pas fait grand chose pour tenir Gretzky à l’écart de Carbonneau dans les parties 3 et 4 à Los Angeles, alors que les Kings ont eu leur chance.

Ce ne fut pas la raison pourquoi Montréal a battu Los Angeles, mais ce fut un des facteurs déterminants dans la conquête de la coupe pour les Canadiens.

«Guy est un des plus brillants joueurs de la ligue» a dit Muller. «Lorsqu’il amène une idée qu’il croit être bonne pour l’équipe, vous pouvez être certains que tout le monde va l’écouter. Il a un esprit qui lui sert très bien à analyser la partie.

Au-delà de son rôle défensif, Carbonneau a contribué à l’équipe en comptant deux buts en prolongation, aidant Montréal dans son extraordinaire série de 10 -1 en prolongation.

A vraie valeur de ce vétéran de onze saisons dans la LNH, cependant, c’est qu’il comprend le concept de la responsabilité et il a l’adresse et l’intelligence nécessaires pour l’exécuter.

Il a accomplit les deux disciplines au-delà de toutes les attentes, à un moment où beaucoup croyaient que son genoux fatigué et son âge avancé avaient eu raison de lui.

Mais Carbonneau connaissait sa condition mieux que quiconque et il a maintenant la coupe Stanley pour le prouver.

92-93 Cup Banner

 

With Dionne
Carbo retient Gilbert Dionne alors que les Canadiens sont à une seconde de gagner la coupe Stanley.

 

Giving Cup to Savard
Dans un des moments les plus touchants des célébrations d’après-partie, le capitaine des Canadiens se promène en faisant, accompagné de Denis Savard, le tour de patinoire traditionnel avec la coupe Stanley au-dessus de ses bras.

 

With the Cup
«Nos noms vont ici.»

Ressources:

"Carbo power led Montreal to Cup," Bob McKenzie, The Hockey News, 30 juin 1993
Les Canadiens, 1993, Coupe Stanley spéciale édition


Statistiques de l’année:
 Événements:
Saison régulière
PJ B A Pts Pun
61 4 13 17 20
Séries éliminatoires
PJ B A Pts Pun
20 3 3 6 10

 

  • Capitaine des Canadiens
  • La pire saison au niveau des blessures
  • A compté un but en prolongation contre Buffalo en séries et dans la troisième partie des finales de conférence
  • Gagna sa deuxième coupe Stanley
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Cette page fut traduite par Louis Préfontaine.