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La Saison 20: 1995-96 |
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La maison des cornes
et des magnats de lhuile, cette ville bouillante du football,
Dallas, au Texas? Oui, cétait de cette ville que
Guy parlait. Il avait déjà senti que sil y
avait une seule équipe dans la ligue qui pouvait avoir
un peu lesprit des Canadiens, cétait Dallas.
Saint-Louis avait des problèmes financiers et le vétéran Carbonneau était une cible de choix pour être coupé. Selon Guy, «Alors que Mike Keenan décida de réduire les salaires des joueurs, il me donna la chance daller jouer quelque part dautre où je me sentirais bien. Cest à ce moment que Bob mappela.»
Bob, cest Bob Gainey, le directeur-général des Stars, un autre ancien capitaine des Canadiens. Guy allait aussi joindre lhomme de qui il a hérité le numéro, lassistant-entraîneur, Doug Jarvis, tout comme Mike Lalor, Brent Gilchrist, et un vieil ami, Craig Ludwig. Un certain nombre danciens joueurs des Canadiens allaient joindre léquipe dans les années à suivre, y compris deux autres anciens capitaines.
Ludwig était particulièrement excité lors de léchange, qui sest produit le 2 octobre, et qui a été un échange égal contre Paul Broten. «Jétais tellement excité parce que nous avions joué [à Saint-Louis] quelques soirs auparavant. Je ne me rappelle pas exactement... Mais il a dit, "Je ne crois pas quils me protègeront, il font me soumettre au ballotage", ou quelque chose comme ça. Nous sommes alors allé parler à Bob à ce propos et cétait amusant, car [Guy] ma appelé deux jours plus tard et ma dit: "Prends moi à laéroport, jarrive à une heure."»
Gainey était aussi très heureux de son acquisition: «Guy a toujours lhabileté daider à gagner des parties. Il fait de petites choses dans une partie qui aident léquipe. Ce peut être un but, ou un jeu qui mène à un but. Mais ce peut aussi être facilement une passe bloquée, un tir bloqué ou une mise-au-jeu remportée. Il a un très très bon instinct pour juger une partie et ce qui doit être fait au bon moment.»
La transaction a
fait sentir Guy un peu comme à la maison, même si
la fièvre du hockey est encore pire à Dallas quà
Saint-Louis. «[À Montréal,] tu en entends
parler par le gars qui te vend du lait. Même si cest
parfois un problème, cela me manque. Cétait
très important pour les amateurs et cétait
une sensation agréable. Je me sens un peu plus à
ma place ici quà Saint-Louis, même si ce fut
un peu difficile pour ma famille de déménager deux
fois en deux ans. Je suis heureux ici.»
Certainement, il appréciait la pression à Montréal, mais dun point de vue personnel, lhomme timide et paisaible quest Guy ne se plaint pas trop dêtre moins célèbre. «Ce fut un ajustement. Tu es habitué à certaines choses, comme daller au restaurant et dêtre reconnu. Mais maintenant, cest très amusant; ma vie personnelle est plus décontractée, plus agréable. Je crois que les choses se sont arrangées pour le mieux. Je mintègre ici beaucoup mieux et cest beaucoup plus amusant. Bien sûr, cétait beaucoup plus facile auparavant dobtenir des réservations.»
Carbo na pas perdu de temps à faire sa marque avec sa nouvelle équipe. Le 14 octobre 1995, il participa à un nouveau record chez les Stars pour les trois buts les plus rapides, 44 secondes. Cétait également la seule partie de lhistoire de la LNH où une équipe qui perdait par deux buts est revenue dans le match en comptant trois buts de suite dans la dernière minute de jeu, pour gagner dans le temps réglementaire. Les Stars perdaient par deux buts contre Boston 5-3 à la troisième période lorsque Kevin Hatcher compta un but à 19:11. À 19:44 de cette même période, Mike Modano compta sur un lancer du poignet qui déjoua Craig Billington, ce qui égalisa la marque. Dans la mise-en-jeu qui suivit, Mike Kennedy ramassa la rondelle perdue dans le coin et la passa au centre vers Carbonneau qui nallait pas rater pareille occasion. Il déjoua Billington à 19:55 pour la victoire.
Le 6 février, Carbo joua sa 1000e partie dans la LNH dans une victoire de 5-2 contre Saint-Louis. Il contribua avec une assistance. «Il faut être méchamment bon pour un méchant bout de temps pour arriver à 1000 parties. Il a fait les choses qui font gagner une équipe et il le fait toujours aujourdhui,» raconta lentraîneur des Stars, Ken Hitchcock.
Cependant,
sûrement le moment le plus poignant de la saison fut la
partie finale jouée au Forum de Montréal, alors
que la nouvelle équipe de Guy affronta son ancienne. Un
des entraîneurs des Stars, Kurt Daniels, en parla en ces
termes: «Pour Guy Carbonneau, le retour à Montréal
le 11 mars était un retour à la maison comme aucun
autre. Cétait sa maison, sa vie. Il nétait
pas seulement quelquun ayant porté luniforme
des Canadiens; il était les Canadiens. Il représentait
tout ce en quoi la franchise croyait, en quoi les amateurs croyaient:
le succès, la capacité de meneur, le classe. Aucune
autre organisation de hockey porte la réputation et la
légende comme Montréal, et à ce moment, aucun
autre joueur ne porta le flambeau comme Carbonneau.»
Dans la cérémonie de clôture après la partie, une torche passa de mains en mains des capitaines des Canadiens. Gainey et Carbonneau portèrent le flambeau de la Sainte-Flanelle, le chandail des Canadiens, et ainsi la torche passa de mains en mains vers lactuel capitaine des Canadiens, Pierre Turgeon. Guy était certainement émerveillé devant cette cérémonie qui marquait une drôle de croisée des chemins dans sa carrière.
Cest vrai, le Forum de Montréal nexiste plus, les Canadiens de Gainey et Carbonneau non plus. Malgré tout, Guy avait raison de croire que lesprit est toujours vivant.
Même
si loin au sud, à Dallas, Texas.
Ressources:
"Carbonneau happy at 1,000, but misses intense scrutiny,"
par Mike Heika, The Hockey News, 23 février, 1996.
1995-96 Official Game Program, The Dallas Stars.
NHLPA interview avec Ludwig and Carbonneau, décembre 1998.
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