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With Carbo in charge, Habs’ penalty killing is tops

by Bill Beacon for faceoff.com, October 10, 2001, exerpted

Few expected the Montreal Canadiens to be unbeaten one week into the season and fewer still could have guessed they'd be leading the NHL in penalties.

But the 2-0-1 Habs, not known for their toughness, have piled up 96 penalty minutes in only three games. The Habs led the league with an average of 32 minutes per game before Wednesday's NHL action.

"Teams used to come in here and go after our good players and we're trying to change that," assistant coach Guy Carbonneau said Wednesday.

"When you do that, you're going to get penalties and you have to live with that. That said, there are some penalties we should avoid, but early in the year, the refs are calling everything."

Happily for the Canadiens, they have a perfect 17-for-17 record in penalty killing, one of Carbonneau's jurisdictions.

"We have four forwards that can kill penalties and we still have two or three more on the bench who can do it," said Carbonneau, once one of the NHL's premier defensive forwards. "We have depth that we just didn't have in the past.

"I like to see competition between players. It's a game of emotion. When you kill penalties, a lot depends on how badly you want to do it."

Like on any team, the best penalty killers have been the goaltenders, Jeff Hackett and Jose Theodore, but an aggressive penalty-killing system has helped.

Carbonneau said the team needs both the penalty killing and power-play units to be among the league's top 10 for the Canadiens to make the playoffs.

"Everybody said we'd finish 11th or 12th in the conference," said Carbonneau. "We don't have a 50-goal scorer, so if we want to make the playoffs, the special units have to be really good for us.

"Being in the top third of the league is what we're looking for."

Another change from previous seasons is that the Habs are using different players on penalty killing and the power play.

"Teams used to put their best players on penalty killing," said Carbonneau. "They'd score four or five short-handed goals, but if they gave up 10, it wasn't worth it."

He said that separating the tasks "gives the guys on the power play a chance to rest."



Guy Carbonneau et le jeu en désavantage numérique

par Guy Robillard de la Presse Canadienne, 10 Octobre 2001


Michel Therrien doit en être bien content du travail de Guy Carbonneau, responsable de la défensive. Le Canadien n’a pas accordé de but en 17 désavantages numériques depuis le début de la saison.

En plus d’être invaincu après trois matchs, le Canadien est l’équipe la plus punie de la LNH. Malgré tout, le Canadien n’a pas accordé un seul but en 17 désavantages numériques.

Guy Carbonneau est l’entraîneur responsable. Après l’entraînement mercredi, il a affirmé que pour connaître du succès, le Canadien se devait de classer ses unités spécialisées parmi les 10 premières. En avantage numérique, le Canadien a déjà marqué quatre buts en 15 occasions, tous réussis à ses deux premiers matchs, ce qui lui valait le troisième rang de la LNH. Mais après seulement trois matchs, il ne faut tout de même pas s’emporter.

Notant que l’on s’est attelé à la tâche dès le premier jour de la venue du nouveau personnel d’entraîneurs la saison dernière, Carbonneau, trois fois gagnant du trophée Frank Selke remis au meilleur joueur défensif, a expliqué sa conception du jeu en désavantage numérique.

«Nous avons voulu faire jouer ensemble les deux mêmes défenseurs et les deux mêmes joueurs d’avant le plus souvent possible », a-t-il commencé par expliquer.

Aussi, le Canadien s’en tient maintenant surtout à deux duos de joueurs d’avant, Joé Juneau et Andreas Dackell, et Benoît Brunet (ou Patrick Poulin) et Chad Kilger.

«L’important en désavantage numérique, c’est d’abord d’empêcher l’adversaire de marquer, a noté Carbo. Tant mieux si tu le fais, mais tu n’essaies pas de marquer des buts. C’est mieux d’utiliser des joueurs plus défensifs, des joueurs de quatrième trio par exemple qui ne jouent pas très souvent et qui ne jouent jamais en avantage numérique. Il faut ’mixer] tout le monde.»

Autrement dit, on va surtout réserver les Yanic Perreault, Brian Savage et Martin Rucinsky pour l’attaque.

Comme le disait Michel Therrien après la victoire de la veille, André Savard savait ce qu’il faisait en allant chercher Joé Juneau et Andreas Dackell. Ce qui fait leur force en désavantage numérique, selon Carbonneau, «c’est qu’ils se connaissent très bien».

«En désavantage numérique, il y a des choses que tu ne peux pas empêcher: il y aura toujours un ou deux joueurs de plus de l’autre côté. Alors il faut très bien réagir, connaître les forces et les faiblesses des joueurs en face, quand ils vont lancer, etc. À Dallas, on utilisait toujours les mêmes duos en avant et à l’arrière (lui-même jouait avec Mike Keane). Si tu changes tout le temps, c’est difficile de bien réagir.»

Par contre, aussi bien Juneau que Dackell ne peuvent dire pourquoi ils s’entendent si bien ensemble. C’est sans doute une question d’intelligence sur la patinoire et de bonne lecture du jeu.

Cela dit, Carbonneau a tenu à apporter la précision suivante: «On parle beaucoup des joueurs d’avant et des défenseurs mais pour moi, le plus important en désavantage numérique, ce sont les gardiens de but, et depuis trois matchs, ils ont été extraordinaires.»

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