Click here for English version

 

Le premier essai français de la webmestre
Le changement fait partie de la vie,
Mais la fierté est pour toujours

le vestiaire19 août 1994 – Guy Carbonneau est assis, seul, dans le vestiaire du Canadien au Forum. C’est l’été, et la saison de hockey ne recommencera pas avant deux mois. En fait, quand le Club de hockey Canadien recommencera, il le fera sans lui. Parce que Carbo vient de recevoir une nouvelle surprenante: il a été échangé aux Blues de St. Louis. Après douze ans avec l’organisation, le capitaine du Canadien est chassé de Montréal. Il ne peut pas le croire...mais il ne rentrera jamais dans ce vestiaire, pour s’habiller avec ses coéquipiers. En pensant à ses amis, avec qui l’année précécente il avait gagné la Coupe Stanley, Guy pleure. Il se met debout, et sur le tableau il écrit ces mots: «Salut, tout le monde, I love you all.»

La changement fait partie de la vie, c’est ce que Guy a bien appris. Mais avec ce savoir, dans son coeur il tient une autre conviction: La fierté est pour toujours.

24 mars 1998 – Ici nous trouvons une nouvelle partisane de Guy Carbonneau, elle s’appelle Diane, et elle a dans sa main une nouvelle carte d’hockey de son favori. C'est la première carte qu'elle a acquis qui met en vedette l’autographe de Carbo, une carte «Be a Player» avec Guy dans l'uniforme des Stars de Dallas. Mais qu’est que c’est? Diane voit dans la signature les lettres «C» et «H», le symbole du Canadien. Après les circonstances affreuses de son échange, l’ancien capitaine retient ces lettres dans sa nom? Diane pense à ceci, elle trouve celà extraordinaire.

l'échauffementElle commence à comprendre que la fierté est pour toujours...

11 mars 1996 – La dernière partie au Forum...et par une étrange tournure, il implique les Stars de Dallas aux Canadiens. Certainement étrange pour Guy Carbonneau, qui dit adieu à ce fameux édifice, portant le chandail vert, blanc et or. Mais après le match, il s’habille encore de la sainte flanelle, il est sur la glace du Forum une dernière fois, portant le «C» du capitaine, pour passer le flambeau de l’histoire parmi tous les capitaines de l’équipe. Peut-être que le changement fait partie de la vie, peut-être il joue maintenant avec toutes ses énergies pour les Stars (et ça, c’est vrai), mais en même temps, on ne peut pas changer la verité: la fierté est pour toujours. Le flambeau passe à travers ses mains rapidement, le moment est bref, mais on n’oublie jamais la sensation de tenir la flamme.

23 décembre 1999 – Près des vitres de la patinoire au United Centre à Chicago, il y a une petite personne qui porte le No. 21 pour les Stars. Diane, enchantée, regarde le vrai 21 pendant son échauffement. Comme une écrivain, elle souhaite pouvoir trouver les mots pour expliquer cette vision. Il n’y pas aucune autre façon de le décrire: on dirait qu’il vole, comme Peter Pan, un garçon eternel, avec le magique qui dure éternellement. C’est un temps bref mais precieux, ces échauffements. La nuit est pleine de magie, Diane se sent qu'elle est un peu immortelle en voyant ce Pan sur la glace. Vraiment, il semble comme il vivra toujours...

...mais le changement fait partie de la vie...

la dernière fois sur la glace10 juin 2000 – Six mois ont passé, et ce Pan, ce garçon eternel, est sur la glace au Reunion Arena pour la dernière fois. Mais personne apart Guy le sait. La Coupe Stanley est perdue, toute l’équipe est triste, mais dans le coeur de Carbonneau il y a aussi cette autre tristesse secrète. Puis soudainement il l’écoute: les partisans, la perte de la Coupe momentanément oublié, chantent son nom. Il l’écoute, comme une seule voix, «Guy! Guy! Guy!» Il les regarde, sourit, les salue de la main. Il pense, le changement fait partie de la vie, mais je ne veux pas leur dire, je ne veux pas les blesser.

C’est un message pour un autre jour...pour maintenant, il faut qu’il chérisse sa fierté.

26 juin 2000 – Ce soir-là, Diane reçoit un e-mail de son ami, Denis, le frère de Guy. Le temps est arrivé pour affronter les nouvelles: Guy est fini sur la glace. Elle savait que ce moment arriverait un jour, mais elle ne peut pas le croire. Le jeu sans Carbo? Mais il est encore si jeune, si capable. En pensant à lui, qui l’année précécente avait gagné la Coupe Stanley pour elle et les autres partisans de Dallas, Diane pleure. Et maintenant tout le monde, sa famille, ses amis, les lecteurs de son site web, tous ont la même question: Qui trouveras-tu, Diane, pour ton nouveau favori? Tu ferais un site web pour un autre joueur maintenant?

Non, elle dit. Pas un autre. Je ne cherche pas un autre—celui-ci, c’est le seul pour moi, c’est pour la vie. Plus d’autres changements, j’ai trouvé où placer ma fierté. Il sera de retour.

le Journal10 août 2000 – Deux mois seulement ont passé depuis qu'il a quitté la glace, mais déjà il est prêt à revenir au hockey. Guy Carbonneau annonce qu’il retournera à Montréal, il rejoindra son ancienne équipe pour travailler avec ses jeunes joueurs, et pour assister dans l’effort pour restaurer le passé glorieux des Canadiens. Ça lui apparaît comme une sorte de miracle: quand il fait l’annonce à la presse, son coeur est plein de joie et son visage est plein de sourires. C’est la fierté qu’on voit sur le visage de Carbonneau, c’est la flamme qui brûle, qui dépasse tous les changements de la vie, qui est vraiment éternelle. C’est ce qui le faisait voler sur la glace. C’est ce qui le garde jeune, même maintenant.

27 août 2000 – Et moi, la partisane qui s’appelle Diane, je sais bien que le changement fait partie de la vie. Par exemple, maintenant je dois écrire en français pour le site web, pas seulement en anglais! Et ici vous trouvez mon premier essai exprimé dans ma langue nouvelle. Les mots sont differents, mais le message demeure le même, comme Guy Carbonneau demeure maintenant à Montréal, pas à Dallas, mais son amour pour le hockey demeure le même. La fierté triomphe du changement mes amis, et Carbo vit encore, la flambeau brûle encore, l’histoire de notre héros continue...

La fierté pour toujours, Guy! Merci pour ton coeur qui n’a jamais oublié cela, et pour ta vie qui continue à nous apprendre cette belle vérité.

 

Mes remerciements à mon ami Pierre Chastenais pour son aide précieuse avec l'édition finale de cet essai!

 

Life is Change
But Pride is Forever

August 19, 1994 – Guy Carbonneau sits, alone, in the dressing room of the Montreal Forum. It’s summer, hockey won’t begin again for two months. In fact, when hockey begins again for the Canadiens, it will be without him. Because Carbo has just received astonishing news: he has been traded to the St. Louis Blues. After 12 years with the organization, the captain of the Canadiens is dispatched from Montreal. He can’t believe it...but he will never again enter this room to dress with his teammates. Thinking of his friends, with whom a year ago he won the Stanley Cup, Guy weeps. He stands up, and on the blackboard he writes these words: "Salut, tout le monde, I love you all."

Life is change, this Guy has learned well. But along with that knowledge, in his heart he holds another conviction: pride is forever.

March 24, 1998 – Here we find a new fan of Guy Carbonneau, her name is Diane, and in her hand she holds a new hockey card featuring her favorite. It’s the first card she has acquired which features Carbo’s autograph, a "Be A Player" with Guy as a Dallas Star. But what is this? Diane sees in the signature the letter "C" and "H," the symbol of the Canadiens. After the horrifying circumstances of his trade, the former captain retains these letters in his name? Diane thinks about this, and she finds it amazing.

She begins to understand that pride is forever.

March 11, 1996 – The last game in the Forum...and by a strange twist of fate, it involves the Dallas Stars against the Canadiens. Strange certainly for Guy Carbonneau, who says goodbye to this famous building while wearing a green, white and gold jersey. But after the game, once again he dons La Sainte Flanelle, the sweater of the Canadiens, he is on the ice one last time wearing the captain’s "C," to pass the torch of history among all the captains of the team. Maybe life is change, maybe now he plays with all his might for the Stars (and that is true), but at the same time, you can’t change the truth: pride is forever. The torch passes quickly through his hands, the moment is brief, but one never forgets the feeling of holding the flame.

December 23, 1999 – Near the glass at the United Center in Chicago, there is a small person wearing #21 for the Stars. Diane, enchanted, watches the real 21 during his warmups. As a writer, she wishes she could find the words to explain this vision. There is no other way to describe it: it seems that he can fly, like Peter Pan, an eternal boy, with magic that lasts forever. It’s a brief but precious time, these warmups. The night is full of magic, Diane feels a little immortal watching this Pan on the ice. Truly, it seems like he will live forever...

...but life is change...

June 10, 2000 – Six months have passed, and this Pan, this eternal boy, is on the ice at Reunion Arena for the last time. But no one but Guy knows it. The Stanley Cup is lost, the whole team is sorrowful, but in Carbonneau’s heart there is also this other secret sadness. Then suddenly he hears it: the fans, the loss of the Cup forgotten for a moment, are chanting his name. He hears it, as one voice, "Guy! Guy! Guy!" He looks up, he smiles, he waves. Life is change, he thinks, but I don’t want to tell them, I don’t want to hurt them.

It’s a message for another day...for now, he must cherish his pride.

June 26, 2000 – This evening, Diane receives an e-mail from her friend, Denis, Guy’s brother. The time has arrived to face the news: Guy is done on the ice. Although she knew this moment would come someday, she can’t believe it. The game without Carbo? But he is still so young, so capable. Thinking of him, who a year ago won the Stanley Cup for her and the other Dallas fans, Diane weeps. And now everyone—her family, her friends, the readers of her web site—all have the same question: Who will you find, Diane, for your new favorite? Will you make a web site for another player now?

No, she says. Not another. I’m not going to look for another—this one, he’s the one for me, this is for life. No more changes, I’ve found where to place my pride. He’ll be back.

August 10, 2000 – Only two months have passed since he left the ice, but already he is ready to come back to hockey. Guy Carbonneau announces that he is returning to Montreal, he will rejoin his former team to work with their young players, and to assist in the effort to restore the Canadiens to their past glory. This seems to him like a sort of miracle: when he makes the announcement to the press, his heart is full of joy and his face full of smiles. That’s pride you see on Carbonneau’s face, that’s the flame that burns, which transcends all the changes of life, and is truly eternal. That’s what made him fly on the ice. It’s that which keeps him young, even now.

August 27, 2000 – And me, the fan named Diane, I know well that life is change. For example, now I must write in French for the web site, not only in English! And here you find my first essay expressed in my new language. The words are different, but the message remains the same, just as Guy Carbonneau now lives in Montreal, not Dallas, but his love for the game of hockey remains the same. Pride triumphs over change, my friends, and Carbo still lives, the torch still burns, the story of our hero continues...

La fierté pour toujours, Guy! Thank you for your heart which has never forgotten that, and for your life which continues to teach us this beautiful truth.

 

My thanks to my friend Pierre Chastenais for his valuable assistance with the final edits to the French version of this essay!

 

BACK TO GUY'S TRIBUTE SITE